Kosta Kulundžić

Skills: Artists, Duplex 2017-2011

Kosta Kulundzić, Pieta n°2, oil on canvas, 90x130cm, 2010“Pieta n°2, La Déploration”, oil painting on canvas, 97x130cm, 2010

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“I carry two millstones around my neck: belief and painting. One without the other is already tough, but the two together is a real catastrophe. So what should I do ? ”, wondered Kosta Kulundzic (born in 1972), whose workshop is the scene of strange performances. Models portray the martyrdom of ancient Christian saints, updated by the artist in a Hollywood style. Judith endlessly cuts the head of Holofernes with an electric knife. St. George knocks down the dragon with an M16 rifle. Saint Étienne smiles sanctimoniously without realizing that his skull was smashed by a big stone. Most of the time, these scenes take place under a Californian sun. The positive mood of the characters along with their wild eyes, evoke those parties that degenerate when, because of alcohol and drugs, guns and knives come out to immolate the victim chosen by mass hysteria. The bodies are treated with great anatomical accuracy, enhancing distortions due to photographic focus. The faces in particular, show great acuteness: “when I paint, I love to stick my nose to the canvas, and depict as accurately as possible all the asperities of a face ; even its minute flaws… I want to be just a few millimeters away from the skin, I want to feel it physically, and immerse myself in it with it to extract its most intimate secrets”, wrote the artist.

«Moi, je trimbale deux boulets : la croyance et la peinture. L’un sans l’autre, c’est déjà gratiné, mais ensemble, c’est une vraie catastrophe. Alors que faire ?», s’interroge Kosta Kulundzic (né en 1972), dont l’atelier est le théâtre d’étranges performances. Des modèles y rejouent en effet d’anciens martyres de saints chrétiens que l’artiste remet au goût du jour, façon cinéma hollywoodien. Judith n’en finit pas de trancher la tête d’Holopherne avec un couteau électrique. Saint Georges terrasse le dragon à l’aide d’un fusil M16. Saint Étienne sourit benoîtement sans s’apercevoir que son crâne a été défoncé par le jet d’une grosse pierre. Ces scènes se déroulent la plupart du temps sous un soleil californien. La bonne humeur qui les anime et les regards hallucinés des personnages évoquent des fêtes qui dégénèrent, lorsque, l’effet de l’alcool et des drogues aidant, on en vient à sortir les flingues et les couteaux pour immoler la victime désignée par l’hystérie collective. Les corps sont traités avec une grande précision anatomique, tout en accentuant les distortions dues au point de vue photographique. Les visages, notamment, témoignent d’une grande acuité : «Quand je peins, j’adore coller mon nez sur la toile, et représenter de la façon la plus précise toutes les aspérités d’un visage ; ses défauts les plus minimes… Je veux être à quelques millimètres de cette peau, je veux la sentir physiquement, m’en imprégner pour lui extraire ses secrets les plus intimes», écrit l’artiste.

Richard Leydier

What is us? Chinese ink on paper, 100x80cm, 2009

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